L'Hôtel du libre échange

AVRIL
26
26 avril 2019 à 20h30
11 mai 2019 à 20h30
Théâtre Poche-Ruelle à Mulhouse
68200, Mulhouse

Cette année, le Poche-Ruelle fête trois anniversaires : les 35 ans de la création du théâtre de la Ruelle, les 20 ans de la fusion du Poche et du Ruelle, et la 100e création de Jean-Marie Meshaka.

Pour marquer le coup, le théâtre proposera donc une seule création, mais d’envergure, « L’Hôtel du libre-échange », l’un des plus grands succès de George Feydeau écrit en collaboration avec Maurice Desvallières.

« On a l’impression que c’est simple de monter un Feydeau parce que le public répond présent en général mais ça demande beaucoup de boulot et c’est une grosse prise de risque. C’est une mécanique d’une rigueur implacable et le moindre grain de sable peut enrayer la machine. Dans des longues tirades versifiées, le grain de sable ne se voit pas. Chez Feydeau, ça devient un roc très visible. Mais qu’est-ce que c’est jubilatoire pour les comédiens et les spectateurs ! On se marre tous ensemble et ça fait du bien par les temps qui courent », souligne le metteur en scène.

Mot d’ordre : s’amuser !

Jean-Marie Meshaka sait à quoi s’en tenir puisqu’il a déjà monté deux fois Feydeau : « Le Fil à la patte » en 2000, « La Puce à l’oreille » en 2013, trouvant à chaque fois un nouvel intérêt à ces situations « drôles, incohérentes et folles ».

« Même s’il parle d’une époque particulière du XIXe siècle, on a toujours la possibilité de s’en amuser. Les pièces de Feydeau ne sont pas figées comme dans un boulevard. C’est un terreau possible à tous les pas de côté, tous les clins d’œil. La preuve, il a acquis ses lettres de noblesse ces 20 dernières années dans les plus grandes instances académiques du théâtre », remarque-t-il.

Quiproquos et mensonges

Dans « L’Hôtel du libre-échange », le rideau se lève sur M. Pinglet, entrepreneur en bâtiment qui a donné rendez-vous à Mme Paillardin, la femme de son ami et associé, dans un bordel. Problème : tout le monde semble s’être donné rendez-vous dans cet hôtel douteux, à commencer par M. Paillardin.

Les quiproquos et mensonges s’accumulent : « On y parle d’amour et de mariage : quoi de plus sociétal que ça depuis des millénaires ?, questionne Jean-Marie Meshaka. On retrouve chez Feydeau notre quotidien 120 ans après, c’est pour ça qu’on en rit encore. Ce ne sont pas justes des portes qui claquent et des tartes à la crème. Dans ce couple qui a 30 ans de mariage, on entend des choses horribles, d’une cruauté incroyable, comme celle de M. Pinglet qui dit : "Si on connaissait nos femmes 30 après, on ne les épouserait pas 30 ans avant" Ce n’est vraiment pas tendre, à la limite du subversif. »

Pour cette pièce, 17 comédiens et 22 personnes au total seront mobilisés de février à mai, pour 35 représentations.

 

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