Momix 2018

30 janvier 2018 à 10h23

CERISE FM

Au festival Momix, on revendique le divertissement de qualité. La preuve encore avec cette 27e édition du 1e au 11 février, à Kingersheim et au-delà, qui programme une quarantaine de spectacles dans tous les genres et pour tous les âges.

Le festival Momix prend ses quartiers à Kingersheim et alentours du 1 au 11 février, avec une quarantaine de spectacles, dont une quinzaine de créations, sélectionnés selon la même ligne directrice : « C’est la même idée que nous cultivons depuis des années : une exigence artistique pour l’enfance, la jeunesse, et les familles. Elle est portée par des artistes qui ont la capacité de nous émerveiller et de nous interroger sur le monde, avec des textes d’auteurs, des scénographies, tout aussi riches que ceux proposés aux adultes », souligne Philippe Schlienger, directeur artistique du festival.

Chez les plus petits, on parlera mathématique dans « 1,2,3, beaucoup », une conférence ludique sur les chiffres (dès 3 ans), de l’origine de la lettre dans « A comme Taureau », spectacle autour des arts plastiques (dès 5 ans) ou du Prince de la ruse et du Roi des avares dans le théâtral « Entourloupes » (dès 6 ans).

Chez les moins petits, on abordera des questions un peu plus grandes que soi, comme les grands mouvements migratoires dans « Le Voyage de Malenki » (dès 8 ans) ou l’intégration dans « Arthur et Ibrahim » (dès 9 ans). « Ces propos ne sont pas pédagogiques ou didactiques, mais bel et bien artistiques », rappelle Philippe Schlienger.

Comme le confirme Cathy Aulard des Tréteaux Jeunesse qui programme « Lettres pour Elena »(dès 7 ans) : « C’est un spectacle assez rare parce que la danse et le théâtre sont vraiment étroitement mêlés. Ce sont trois jeunes filles en attente des nouvelles d’Elena, mais parmi la masse de courrier qu’elles reçoivent, il n’y a rien d’elle. C’est écrit un peu à la Perret, sur toutes les possibilités que contiennent ces lettres. »

Des spectacles pour les adultes aussi

Même si le festival est estampillé jeune public, les adultes trouveront aussi leur compte dans la programmation. Comme avec le spectacle « A house in Asia » (dès 8 ans), qui évoque la traque de Ben Laden au Pakistan, le coup de cœur du programmateur : « C’est un western sur scène, joué avec des petits soldats en plastique et filmé en direct par des comédiens avec des mini-caméras, qui nous interroge sur la culture américaine. Il y a cette part de jeu pour les enfants et une vision plus politique pour les adultes .» D’autres spectacles nécessitent une oreille plus avertie (dès 13 ans) comme « Going Home », un opéra rock sur l’incroyable histoire de Michalak, pris en étau entre deux pays et cultures, l’Ethiopie et l’Autriche ou encore « Médina Mérika », une enquête policière sur la mort d’un réalisateur arabe fou de cinéma américain.

Un focus flamand et breton

Après son focus sur la création catalane l’an dernier, le festival Momix double la mise cette année avec deux coups de projecteurs, sur la Flandres et sur la Bretagne. « C’est l’ouverture sur une culture et un territoire, l’idée de défendre une philosophie artistique. Les artistes flamands ont vraiment une singularité, une créativité et une énergie sur le plateau très différente des autres. En Bretagne, la singularité est peut-être moindre mais il y a cette spécificité du théâtre d’objet et de la marionnette, avec une pléthore de compagnie qui sont dans ce domaine », déclare le programmateur.

Chez les Flamands, on pourra notamment voir « Woesj », un petit bijou d’évéil musical (dès 3 ans) ou « Nipt (à l’étroit) », du théâtre burlesque tout en contorsions (dès 7 ans). Chez les Bretons, signalons le retour du Bouffou Théâtre avec « Du vent dans la tête », des marionnettes qui expliquent le monde par l’absurde ou du Bob Théâtre avec « De l’avenir incertain du monde merveilleux dans lequel nous vivons» , une comédie musicale sur le vivre ensemble.