À Strasbourg, un homme condamné à 25 ans de prison pour le meurtre de son épouse
La cour d’assises du Bas-Rhin a condamné un homme de 65 ans à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son épouse en mars 2024 à Gerstheim. Le procès a mis en lumière un contexte de violences conjugales, d’isolement et de domination au sein du couple.
Publié : 9h50 par Alicia OUDAMON
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Le verdict est tombé après deux jours d’audience devant la cour d’assises du Bas-Rhin, à Strasbourg. Un homme de 65 ans a été reconnu coupable du meurtre de son épouse, une femme originaire de Taïwan, tuée par strangulation à leur domicile de Gerstheim en mars 2024. Il a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle.
Les faits se sont déroulés au domicile du couple après une dispute particulièrement violente. Les secours avaient été alertés par un appel de détresse passé par la victime avant l’arrivée des gendarmes. À leur arrivée, les militaires avaient découvert une scène particulièrement marquante, avec des traces de lutte dans plusieurs pièces de l’appartement.
Au cours de l’enquête puis du procès, l’accusé a reconnu avoir tué son épouse tout en décrivant une relation conjugale devenue conflictuelle au fil des années. Les débats ont cependant révélé un contexte plus large de violences conjugales et d’emprise psychologique.
Le couple s’était rencontré à la fin des années 1990 à Taïwan avant de s’installer en France. L’audience a mis en avant les difficultés d’intégration rencontrées par la victime après son arrivée en Alsace, loin de sa famille et de son environnement d’origine. Plusieurs témoignages ont évoqué son isolement progressif, ses difficultés à s’adapter à cette nouvelle vie ainsi que les tensions grandissantes au sein du foyer.
Les enquêteurs ont également retracé plusieurs épisodes de violences au cours des années précédant le drame. Selon les éléments présentés à l’audience, des disputes récurrentes, des actes de domination et des agressions physiques avaient déjà marqué la relation du couple.
Ces dernières années, la victime avait commencé à retrouver une forme d’autonomie grâce à de nouvelles activités et à un cercle social plus développé. Mais les tensions se seraient intensifiées au moment où le couple envisageait une séparation.
La cour a finalement retenu la culpabilité de l’accusé pour meurtre sur conjoint. Cette affaire s’inscrit parmi les nombreux féminicides recensés en France ces dernières années et relance la question de la prévention des violences conjugales ainsi que de l’accompagnement des victimes isolées.
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