Tours : un policier mis en examen après la perte d’un œil d’un lycéen

Publié : 15 octobre 2026 à 15h24

Tours : un policier mis en examen après la perte d’un œil d’un lycéen
Tours : un policier mis en examen après la perte d’un œil d’un lycéen
Crédit : Tours : un policier mis en examen après la perte d’un œil d’un lycéen

Un policier a été mis en examen pour violences aggravées, mardi 13 octobre, dans l’enquête sur la grave blessure subie par un adolescent lors de la mobilisation lycéenne à Tours. Placé sous contrôle judiciaire, il ne peut désormais ni porter ni détenir un lanceur de balles de défense. Un second fonctionnaire a été placé sous le statut de témoin assisté. Le 30 septembre, Maël, 16 ans, avait perdu un œil à la suite d’incidents survenus pendant le blocage d’un établissement scolaire. Sa famille avait annoncé déposer plainte pour violences commises par une personne dépositaire de l’autorité publique. Les examens médico-légaux ont conclu que les blessures de l’adolescent pouvaient correspondre à l’impact d’un projectile de LBD. Les investigations, confiées à l’Inspection générale de la police nationale, ont ensuite établi que deux agents avaient chacun effectué un tir, à une minute d’intervalle. Selon le parquet de Tours, les éléments recueillis situent le premier tir au moment où le lycéen a été blessé. Les enquêteurs s’interrogent également sur les circonstances ayant conduit à l’utilisation de ces armes, notamment sur la nécessité de leur emploi et le caractère proportionné de l’intervention. Quatre policiers ont été entendus en garde à vue mardi. À l’issue de ces auditions, les deux fonctionnaires ayant tiré ont été présentés aux juges d’instruction. Seul l’un d’eux a été mis en examen à ce stade. Une information judiciaire a été ouverte et plusieurs magistrats instructeurs ont été désignés. 
Cette affaire s’inscrit dans un ensemble plus large d’enquêtes sur des violences présumées pendant le mouvement lycéen. Mardi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait état de 36 enquêtes confiées à l’IGPN, dont quatre portent sur des blessures mutilantes.