Canicule à l’usine Stellantis de Mulhouse : les salariés dénoncent des conditions de travail étouffantes

Face aux températures exceptionnellement élevées qui frappent l’Alsace, des salariés de l’usine Stellantis de Mulhouse alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail. La CGT a déposé un préavis de grève afin d’obtenir des mesures de protection renforcées contre les effets de la canicule.

Publié : 10h00 par Emma WEIGEL

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Dans plusieurs ateliers de l’usine Stellantis de Mulhouse, les températures atteignent des niveaux particulièrement difficiles à supporter. Selon les représentants du personnel, certains secteurs enregistrent jusqu’à 40°C sous les structures métalliques, alors que les salariés doivent assurer des postes exigeants pendant plusieurs heures consécutives.

Les conditions sont particulièrement éprouvantes dans les ateliers de ferrage et de forge, où le port d’équipements de protection est obligatoire malgré la chaleur. Les travailleurs signalent également la présence de systèmes de refroidissement destinés aux robots industriels, dont l’air rejeté contribue à augmenter la température ambiante autour des postes de travail.

Face à cette situation, la CGT réclame la mise en place de pauses plus fréquentes ainsi qu’une réduction temporaire du rythme de production afin de limiter les risques pour la santé des employés. Si une pause supplémentaire a été instaurée, les principales revendications du syndicat n’ont pas encore été satisfaites.

Depuis le 1er juillet 2025, la réglementation impose aux employeurs d’adapter l’organisation du travail lors des épisodes de forte chaleur. En période de vigilance orange ou rouge, une évaluation quotidienne des risques doit être réalisée afin de protéger les salariés, notamment les plus âgés ou ceux occupant des postes physiquement contraignants.

À Mulhouse, cette problématique est d’autant plus sensible que de nombreux salariés approchent de la cinquantaine. Les fortes chaleurs nocturnes compliquent la récupération, augmentant la fatigue et les risques d’accidents au travail.

Les représentants syndicaux rappellent également que les salariés disposent d’un droit de retrait lorsqu’ils considèrent que leur santé ou leur sécurité est menacée. Toutefois, ils estiment que certains employés hésitent à y recourir par crainte des conséquences professionnelles.

Alertée sur la situation, l’inspection du travail doit intervenir dans l’un des ateliers du site afin d’évaluer les risques encourus par les salariés. Cette visite intervient alors que le département du Haut-Rhin est placé sous vigilance rouge canicule.