Hantavirus : pourquoi les experts écartent la comparaison avec un « nouveau Covid-19 »

La découverte d’un foyer d’hantavirus à bord du MV Hondius ravive les souvenirs de la pandémie de Covid-19. Pourtant, les spécialistes assurent que les deux virus présentent des différences majeures, notamment dans leur mode de transmission et leur potentiel de propagation.

Publié : 9h58 par Alicia OUDAMON

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L’apparition de plusieurs cas d’hantavirus sur le bateau de croisière MV Hondius a suscité une vive inquiétude ces derniers jours. Mais pour les experts, il ne faut pas comparer cette situation à celle du Covid-19 en 2020.

 

Contrairement au coronavirus, principalement transmissible entre humains, les hantavirus se transmettent généralement par les rongeurs infectés, via leur salive, leurs urines ou leurs excréments. La contamination se produit le plus souvent par inhalation de poussières contaminées.

 

La souche identifiée sur le bateau, appelée hantavirus des Andes, fait partie des rares pouvant se transmettre entre humains. Toutefois, selon les spécialistes, cette transmission nécessite des contacts très rapprochés et prolongés, dans des espaces confinés ou entre proches.

 

Les experts soulignent également que le comportement du virus est très différent de celui du Covid-19. L’hantavirus possède un taux de mortalité beaucoup plus élevé, pouvant atteindre 40 %, mais les formes graves apparaissent rapidement, ce qui permet d’isoler les malades plus tôt et de limiter les chaînes de transmission.

 

À l’inverse, le Covid-19 pouvait se propager massivement avant l’apparition des symptômes graves, favorisant une diffusion mondiale rapide. Pour les scientifiques, le risque de pandémie généralisée avec l’hantavirus reste donc bien plus faible.

 

Actuellement, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre l’hantavirus. Les soins reposent principalement sur une prise en charge rapide des symptômes et des complications respiratoires ou rénales éventuelles.