Strasbourg : un sans-abri jugé pour le meurtre d’une jeune femme retrouvée morte dans une tente

Un homme de 42 ans comparaît devant la cour d’assises du Bas-Rhin pour le meurtre d’une jeune prostituée bulgare de 18 ans, retrouvée morte à Strasbourg en 2013. Resté introuvable pendant plusieurs années, il a finalement été localisé grâce à sa chaîne YouTube.

Publié : 9h59 par Alicia OUDAMON

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Le procès d’un sans-abri de 42 ans s’est ouvert ce lundi 11 mai devant la cour d’assises du Bas-Rhin. Il est accusé du meurtre de Petya Nedeva, une jeune Bulgare de 18 ans retrouvée morte dans une tente à Strasbourg en février 2013.

 

Le corps de la victime avait été découvert avec les poignets attachés et un lien autour du cou. Selon les conclusions du médecin légiste, la jeune femme est décédée par asphyxie en quelques secondes.

 

Sur place, les enquêteurs avaient retrouvé des effets personnels appartenant à Ludovic Burger, déjà connu des services de police pour différents délits. Mais après les faits, le suspect avait disparu sans laisser de traces malgré un mandat d’arrêt lancé en 2014. Faute d’éléments suffisants, un non-lieu avait finalement été prononcé en 2019.

 

L’homme a finalement été retrouvé en 2024 après avoir été repéré grâce à des vidéos publiées sur YouTube, dans lesquelles il donnait des conseils pour vivre en marge de la société. Entre-temps, il avait été interpellé à Nice pour des menaces de mort et des insultes homophobes.

 

Lors de l’enquête, son ADN a été retrouvé dans la tente où se trouvait la victime. Mis en examen pour meurtre, il a reconnu avoir rencontré la jeune femme dans le cadre d’une relation sadomasochiste tarifée, affirmant avoir perdu connaissance sous l’emprise de l’alcool et de la drogue avant de découvrir la victime morte à son réveil.

 

À l’audience, l’accusé a évoqué une enfance difficile marquée par les violences familiales, l’alcoolisme et les addictions. L’expert psychiatre a décrit un homme présentant une « froideur émotionnelle » et une « absence d’empathie ».

 

Le procès doit se poursuivre jusqu’au mercredi 13 mai. L’accusé encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.